Adapter la ville au réchauffement climatique

mardi 20 septembre 2022
par  Bénédicte ARIES
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Pontoise inscrit dans son projet de révision de Plan local d’urbanisme (Plu) « l’adaptation au réchauffement climatique ». Mais comme toutes les informations convergent sur l’urgence d’une nouvelle gestion des espaces publics, la ville n’a pas besoin d’attendre la finalisation de son nouveau Plu pour démarrer de nouvelles pratiques sur son espace public car ce Plu s’imposera principalement aux constructions publiques ou privées.

Le phénomène d’îlot de chaleur menace presque tous nos quartiers

Cette vidéo du Monde titrée « Nos villes sont-elles condamnées à devenir des fours ? » explique bien ce phénomène d’ilot de chaleur en tirant le bilan de l’expérience de la canicule de 2003 qui n’a plus rien d’exceptionnelle.
https://www.youtube.com/watch?v=lg8hsNjTlUo
Les places bitumées ou pavées, tout cheminement bitumé sans ombrage comme le cours des Louvrais, les cours de nos 19 écoles, tout l’espace du cimetière quasi sans arbre constituent des ilots de chaleurs qui rendent déjà la vie à Pontoise difficile en été.
Comme les périodes de fortes chaleurs dites caniculaires s’étaleront de plus en plus, du mois de juin à celui de septembre, il y a urgence à ce que Pontoise change la gestion de ces espaces publics municipaux.

Aménager des îlots de fraîcheur

Ce n’est plus l’été qu’il faut élaguer les arbres d’alignement sur les places et les boulevards ! Hélas. Il a fallu l’intervention de Florence Chambon une élue minoritaire pour soutenir la demande de Pontoisiens du quartier Notre-Dame demandant l’interruption de ces opérations « d’entretien ». C’est que toute taille fragilise les arbres stressés par les fortes chaleurs et ils ont déjà tendance à réduire spontanément leur feuillage donc leur évaporation et leur ombrage, si favorable aux citadins ! Ce n’est pas la rangée de jeunes arbres qui rafraichira rapidement le cours des Louvrais : pour être efficace et favorable à leur croissance, elle devrait être compléter par un verdissement étagé : strate arbustive et strate herbacée. Ce sont ces étages complémentaires qui font défaut aux pseudo mini-forêts récemment plantées aux Larris et aux Cordeliers.

Ce n’est plus le bitume noir qui doit recouvrir les trottoirs mais un revêtement perméable et plus clair, limité au maximum pour dégager de la terre pour favoriser la végétation basse. Signalons que la tentative à Saint Ouen l’Aumône de dégager les pieds d’arbres en pleine terre sur les quais, s’est heurtée aux déjections animales : la commune a mis un revêtement perméable cette fois.
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École Émeriau, 15e arrondissement. © CAUE 75.

Paris travaille sur un aménagement des cours d’école, pour renaturer 76 ha et en faire des puits de fraîcheur, favorables à la respiration des écoliers et à chaque quartier alentour. La commune de Jouy-le Moutier vient de le faire pour la cour de l’école maternelle des Noyers, à l’insistante demande de parents d’élèves qui en connaissent les bénéfices qui ne sont pas que climatiques : on parle même d’écosystème pédagogique.

Le CAUE du Val d’Oise, qui a aidé la mairie de Jouy le Moutier, propose une exposition itinérante qui présente des retours d’expérience en Ile de France « pour accompagner au mieux les collectivités dans la transformation des cours de récréation en cours végétales, inclusives, sportives, studieuses et ludiques » Il propose aussi un accompagnement pour le verdissement des trottoirs .
Alors qu’attend notre ville ?


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