La synthèse des résultats de l’enquête sur les besoins et attentes des 15-24 ans Pontoisiens en matière d’insertion professionnelle, menée avec des jeunes de la ville et présentée en Conseil municipal, nous a laissé dubitatifs sur les conclusions finales.
C’était très rassurant : il n’y a pas ou peu de problème d’emploi. 84% des jeunes de 15 à 24 ans interrogés sont optimistes pour leur avenir professionnel ; 89% des jeunes actifs ont un emploi ou ont déjà travaillé et 96% demeurent en recherche d’opportunités professionnelles. Maisons de quartier, mairies de quartier et mission locale bénéficient d’un taux de notoriété important. Tout se passe comme si tout allait bien à Pontoise.
Cependant 20% des jeunes (actifs ou en recherche d’emploi) estiment avoir déjà été victimes d’une discrimination à l’embauche. Si l’on se réfère aux études menées par ailleurs dans le cadre du PLU, (11% d’actifs pontoisiens au chômage en 2007 dont 19% à Marcouville et 18% dans le quartier de l’hôpital), la situation est préoccupante.
Dont acte pour l’étude. L’urgence est désormais dans le plan d’actions à déterminer. Car en dehors des structures et services pour l’emploi et l’éducation, il faudra des actions pour élargir l’horizon des sans emploi ni formation piégés autour du domicile parental, pour leur faciliter l’accès (et donc les transports) à la programmation culturelle de toute l’agglomération, pour bâtir ce qu’ils n’ont pas familialement : un réseau favorisant leurs échanges avec des professionnels, des formateurs, des salariés de divers secteurs culturels et géographiques...
Patrick Madelin, Bénédicte Ariès, Audrey Debruyne, pour le groupe « Pontoise Ensemble »


