Un constat de plus en plus partagé
Toulouse... Castres.... Chaque année l’UFC-Que Choisir ? (célèbre association de défense des consommateurs) ne peut que constater : « Les prix pratiqués dans les grandes entités urbaines sont parfaitement abusifs. Les taux de marge nette sur chiffres d’affaires, pour les deux opérateurs, oscillent entre 26 et 42%. Ils atteignent même 59% en Ile-de-France. Ce n’est plus possible. Désormais, il s’agit d’envisager sérieusement l’opportunité d’un retour en régie publique ».
Grâce aux mouvements citoyens, aux associations, en France, des batailles pour l’eau publique sont remportées. Bordeaux, Lyon, Toulouse, Paris : la défense du bien commun, la revalorisation du service public et le développement soutenable des territoires sont au cœur des débats.
Un premier film "interdit"dès son unique passage sur Arte
Après trois années à parcourir le monde, une réalisatrice franco-américaine Irena Salina proposait un reportage incontestable qu’ Arte diffusait en novembre 2008 : « For Love of Water » (« FLOW »).
Mis en cause par huit fois dans ce reportage incisif, la Société Suez-Environnement déposa immédiatement plainte en diffamation contre Arte . Conséquences : depuis son unique diffusion il y a deux ans, le film est invisible, car objet d’une procédure de contrainte et de censure caractérisée, dont le dénouement éventuel devrait être connu ce… 29 septembre 2010 devant le Tribunal de grande instance de Paris.
Ce second film n’aboutit que grâce au financement citoyen
Fin 2008, dès l’annonce du blocage du film, deux réalisateurs allemands décident de récidiver. Sans financeur, ils ont dû faire appel à la solidarité citoyenne. « Water makes Money » a pu être réalisé… Il faut maintenant le faire circuler.
 Pour en savoir plus :
l’association Agleau à Cergy Pontoise
l’enquête de Que Choisir en 2007
l’association Mantes-eaupublique qui organise aussi un débat pour la sortie du film "


