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Mieux traiter l’eau calcaire dans chaque quartier de Pontoise

lundi 22 mai 2023
par  Bénédicte ARIES
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La revendication d’une qualité identique pour l’eau distribuée dans chacune des 13 communes de la communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise est portée par l’association AGLEAU depuis plusieurs années. Pontoise Ensemble souligne que cet impératif devrait aussi être une exigence des élus pour la différence du taux de calcaire de l’eau suivant les quartiers de la ville.

Des quartiers inégalement desservis

Ainsi les quartiers de l’Hermitage, du Chou, du centre ancien et des Louvrais-Cordeliers reçoivent une eau beaucoup moins calcaire que les quartiers des Larris, Maradas, plateau Saint Martin et Marcouville. Ces derniers sont servis en eau qui provient préférentiellement du puits de Cergy 3 (eau de 45°TH), qui prend l’eau sous la plaine maraichère de la boucle d’Oise alors que les premiers secteurs cités reçoivent préférentiellement l’eau de l’Oise traitée par nano-filtration à l’usine de Méry-sur-Oise (dureté 17°TH).
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Depuis 2019 l’eau est plus largement mélangée qu’autrefois puisque 63% de l’eau servie sur les 13 communes de l’agglomération est adoucie. Mais elle n’est toujours pas de dureté équivalente pour chacun. En effet suite à une pollution constatée dans les Yvelines, la CACP et son délégataire achètent beaucoup moins de l’eau très calcaire du captage de Saint Martin la Garenne (78) et beaucoup plus de l’eau nano-filtrée très douce produite par l’usine de traitement de Méry-sur-Oise (SEDIF)
Malgré cette amélioration le traitement du calcaire devrait devenir un impératif technique pour le service de l’eau à Cergy-Pontoise.

Des inconvénients du calcaire à géométrie variable.

L’eau trop calcaire est inconfortable pour les peaux sensibles, rend les faïences difficiles à nettoyer et entartre bouilloire, chauffe-eau, robinetterie, machine à laver. On entend communément dire que tout peut s’arranger pour les particuliers avec un peu d’adoucissant, de vinaigre ou des détartrages réguliers. Mais le confort moderne et les modes d’habitat et de chauffage font que ce n’est pas si simple.
Cela est vrai pour l’habitat individuel où les habitants peuvent s’autogérer à grand renfort de produits chimiques que l’on retrouve dans les eaux usées. Mais en habitat collectif, toute intervention devient compliquée et coûteuse dès lors que le chauffage et l’eau chaude sanitaire sont collectifs. Rappelons ici qu’on ne doit jamais utiliser l’eau chaude du robinet pour l’usage de la cuisine et encore moins pour la boisson.

M. Michel Pinçon, président de l’Association des Abonnés au Chauffage Urbain de Cergy-Pontoise (AACUCP) affirme régulièrement que les installations ne fonctionnent efficacement que si le niveau de calcaire de l’eau est maintenu entre 12 et 18°F. En deçà de 12° l’eau devient acide et corrode les tuyauteries. Au-delà de 18°F on observe des dépôts de calcaire. La stabilisation dans cette fourchette est selon lui un impératif pour les installations.

Des circuits d’eau chaude sanitaire collectifs délicats

Presque 50 ans après les premières constructions de la ville nouvelle, les installations sanitaires sont de plus en plus sensibles à l’excès de calcaire dans l’eau. Ainsi les robinets mélangeurs d’autrefois sont remplacés par des mitigeurs. Avec des mitigeurs sans clapet antiretour dans les immeubles à eau chaude collective, les colonnes d’eau chaude et d’eau froide peuvent se mélanger. La baisse de chaleur dans le circuit d’eau chaude qui s’ensuit peut générer des poches bactériennes et des risques de légionellose induisant alors des alertes sanitaires. Il est alors interdit de prendre des douches pour éviter de respirer des vapeurs d’eau contaminée. Et ce tant que les circuits n’ont pas été purgés à l’eau très chaude

Un chauffage urbain exigeant de l’eau douce

Le prestataire du chauffage urbain, CenergY, livre sa chaleur à des sous-stations à l’entrée des immeubles. Cette chaleur y est transmise par des plaques échangeuses à l’eau du circuit de chauffage et à l’eau sanitaire (pour la vaisselle et la toilette). Mais l’échange de chaleur ne se fait de façon satisfaisante que si l’eau affiche une dureté inférieure ou égale à 18°F.

Or l’ensemble des premiers quartiers de Cergy, (Touleuses et Village), et Pontoise, (Larris, Maradas, Marcouville via la ZAC Bossut), sont abonnés au réseau de chauffage urbain Cenergy mais alimentés en eau provenant du puits de Cergy 3, sur la plaine maraichère, dont le degré hydrotimétrique est de 45°F.

Depuis plusieurs années, le fournisseur de chaleur oblige donc les syndics d’immeubles, les ASL et copropriétés à installer des adoucisseurs dans leurs sous-stations. S’ajoutent à cela le triplement du coût du sel et les difficultés d’entretien au vu de la faible qualité de l’eau qui leur est fournie, (turbidité et charge en carbonate de calcium). Ces frais ne seraient pas nécessaires si l’eau distribuée à ces quartiers par le prestataire CYO était aussi douce que celle qu’il fournit par exemple au secteur d’Epluches à Saint Ouen l’Aumône (17° TH). Il y a là une rupture dans l’égalité de traitement des usagers qui payent pourtant tous le même prix du m3 d’eau.

Une DSP de distribution de l’eau à renégocier

Le contrat de Délégation de Service Public pour la distribution de l’eau attribuée à VEOLIA-CYO en 2009 prendra fin en 2026. Dés aujourd’hui les élus nous représentant au Conseil d’agglomération devraient travailler à convaincre la CACP de réorganiser le service de l’eau en se donnant les moyens de distribuer enfin une eau de qualité similaire à chacun.

Pour suivre le dossier de l’eau et des délégations de service public de la communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise :

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