Pontoise Ensemble : Déjà 5 années actives au conseil municipal

lundi 9 septembre 2013
par  Dominique Damour
popularité : 45%

Faire exister une gauche pontoisienne

Lors de l’élection municipale de mars 2008, la liste Pontoise Ensemble
recueille 29% des suffrages exprimés des Pontoisiens, soit 2 452
voix. Aujourd’hui l’opposition municipale compte 3 élus du groupe
municipal Pontoise Ensemble (Patrick Madelin, Bénédicte Ariès et
Audrey Debruyne) et trois autres groupes. Chacun d’eux peut
s’exprimer dans la tribune du journal municipal, le groupe Pontoise
Ensemble ayant obtenu que cet espace soit réservé à l’opposition.
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Les élus : utilité et limites des groupes minoritaires

En janvier 2011, notre bilan de mi-mandat faisait apparaître que les
1000 délibérations aux conseils municipaux avaient été étudiées
systématiquement et qu’une décision de voter contre ou de s’abstenir
avait été prise à chaque fois que cela paraissait nécessaire pour la
défense des concitoyens. Position que nous gardons jusqu’à la fin du
mandat. Il faut cependant souligner que la majorité ayant les trois
quarts des voix, s’opposer à une décision n’empêche pas qu’elle soit
adoptée. C’est néanmoins au travers de ces prises de position que
s’exprime et se construit notre point de vue alternatif à la majorité de
droite de la ville, les avis étant préparés avec des membres de
l’association dans les jours qui précèdent les Conseils.

Un projet de ville alternatif

Les prises de positions des élus du Groupe municipal Pontoise
Ensemble les plus significatives depuis 5 ans marquent notre
différence et éclairent les enjeux municipaux. Citons, à titre
d’exemples et sans être exhaustifs, les questions de sécurité,
d’urbanisme, de défense du service public, de finances...

Sécurité :

Lorsque le Maire de Pontoise a voulu mettre en place des caméras de
vidéosurveillance, nous avons demandé que soit menée une enquête
de victimation pour évaluer le sentiment d’insécurité dans la ville et
questionner les Pontoisiens quant à leurs attentes dans ce domaine.
La vidéosurveillance est arrivée en 7ème position sur 8 options, les
propositions retenues ont été la prévention et la présence humaine
(éducateurs et agents de police). Un des lieux ressentis comme
insécures a été la gare et non les cités comme on l’entend dire. Le
maire s’en est tenu à son projet initial : les caméras de
vidéosurveillance, projet extrêmement coûteux. Pour quelle
efficacité ?
Nous nous sommes aussi opposés lorsque tous les habitants ont été
invités à se transformer en caméras pour surveiller la ville sous la
formule "voisins vigilants". Nous, nous préférons "les voisins
solidaires" qui s’entraident et se facilitent mutuellement la vie. C’est
aussi favoriser une ville plus sereine.

Urbanisme :

La grande distorsion entre l’argumentaire employé en Conseil
municipal et la réalité des faits motive notre attitude très critique sur
les choix de promotion immobilière effectués à la Banque de France,
au Tribunal annexe, rue Alexandre Prachay, à la Harengerie, rue
Lemercier, ainsi que sur les choix d’aménagements somptuaires et de
fait impraticables des places du Martroy. Nous sommes très dubitatifs
pour la ZAC Bossut.
En dépit des difficultés de circulation croissantes dans la ville, rien n’a
été fait pour faciliter les déplacements des piétons et cyclistes.
Pendant ces 5 dernières années, seule une commission d’accessibilité
des bâtiments et des espaces publics a été créée, sur notre demande,
mais n’a été réunie que 2 fois, pour ne prendre que quelques
mesures, à minima.

Services publics :

Nous sommes en désaccord avec le choix de la gestion privée pour la
construction et le fonctionnement de la crèche des Larris-Marradas,
parce que l’accueil des enfants ne doit pas être une source de profits
au détriment des personnels. Pour la distribution et le traitement de
l’eau, nous avons demandé que des comptes soient rendus
concernant ce type de gestion. Aucune réponse ne nous est donnée :
c’est le règne de l’opacité et les élus délégués à la CACP n’exercent
pas vraiment de contrôle
Nous avons aussi questionné, à plusieurs reprises, le Maire, président
du conseil de surveillance de l’hôpital, sur les problèmes rencontrés
dans ce service public, avec le souci de l’accès aux soins de qualité
pour tous.

Finances :

Nous n’acceptons pas la rengaine d’une majorité se vantant
d’engranger des marges de manoeuvres après avoir stoppé le recours
à l’emprunt depuis 2012. La réalité est que 50% des emprunts
actuels que les Pontoisiens continuent à rembourser (15 M€ + 5 M€
de crédit revolving) sont à taux variables et pour certains,
potentiellement toxiques. Le surcoût de ces emprunts équivaut à long
terme au montant de la construction d’un équipement municipal.
Nous dénonçons des taux d’imposition locaux très élevés (taxe
foncière, taxe d’habitation, taxe d’enlèvement des ordures ménagères
parmi les plus fortes de l’agglomération) et pour ce qui concerne la
collecte et le tri des ordures ménagères à la charge de la ville, une
absence de politique efficace pour en réduire les coûts. Ils sont un
obstacle à l’installation d’une population jeune dans la ville et ne se
justifient pas par une qualité de services meilleure qu’ailleurs.
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