Piétons et voitures : partager la rue

dimanche 15 avril 2018
par  Patrick Madelin
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Retrouver un équilibre pour les déplacements en ville est un besoin urgent identifié par le groupe de travail constitué par Pontoise Ensemble réuni sur le thème des « mobilités » le 8 mars dernier. A Pontoise l’espace urbain doit être mieux partagé entre véhicules automobiles, engins non motorisés et piétons de tous âges.

Les chiffres de l’Insee et les travaux menés pour l’adoption du Plan Local de Déplacements par l’Agglomération ont servi de base aux observations du groupe de travail.. Sans condamner à priori l’usage de la voiture particulière dans leurs déplacements, un premier constat s’impose : la ville consacre l’essentiel de ses espaces et aménagements de voirie à la voiture or ce n’est pas le mode de déplacement de la majorité des Pontoisiens.

Plus d’un Pontoisien sur deux ne se déplace pas régulièrement en voiture

Selon l’Insee, moins de la moitié de la population active utilise la voiture pour se rendre au travail. Ainsi, pour les actifs pontoisiens de 15 ans ou plus ayant un emploi, 1,7% utilisent un deux roues, 3,4% ne se déplacent pas, 9,2% marchent à pied, 37,7% utilisent les transports en commun et 48,1% seulement utilisent une voiture, un camion ou une fourgonnette.

En revanche, ceux qui ne « travaillent » pas, toujours selon la nomenclature des statistiques Insee de 2014, les moins de 15 ans – enfants, étudiants- et les plus de 60 ans – seniors, retraités- vivent principalement dans leur quartier.
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Déjà en 2004, une étude menée par la ville donnait une indication des flux entrants et sortants de Pontoise : 55% des déplacements étaient en voiture, 25% par le RER C et la SNCF, et 20% en transport en commun. Les liaisons quotidiennes d’entrée et de sortie de la commune étaient assez majoritairement faites en véhicule particulier.

C’est parfois seulement pour accéder aux transports en commun quand le conducteur vient du Vexin, comme le prouvent les véhicules restant toute la journée autour de la gare. C’est pour cela qu’au fil des ans ont été construits à proximité des gares Sncf d’Ile-de-France un bon nombre de parking relais au tarif d’abonnement de plus en plus incitatif. Ainsi le parc relais gare Canrobert qui a été construit dès 1977 et rénové en 2013 propose 440 places et un abonnement à 40 € mensuel.

Le système de transport en commun interne à la ville était lui jugé globalement satisfaisant. On remarquait déjà que les habitants des quartiers de l’Hermitage et du Chou, étant plus éloignés, faisaient plus facilement appel à la voiture mais qu’en revanche, le centre ville était bien desservi dans son pourtour.

Beaucoup de villes en arrivent au même constat. Il faut organiser différemment les mobilités urbaines, sur des espaces publics souvent paralysés par l’omniprésence des véhicules particuliers.

Un Schéma directeur des mobilités de la région Île-de-France (SDRIF) a été approuvé
par décret en Conseil d’Etat le 27 décembre 2013. Il a été décliné en Plan Local de Déplacements (PLD) par la Communauté d’Agglomération de Cergy Pontoise.

Nous attendons la mise en application dans notre commune. Appliquer la loi et améliorer les mobilités y restent peu mis en œuvre.


Voir aussi sur PE : Agir-aujourd-hui-pour-mieux-partager-la-rue-dans-nos-villes

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