Jardinage et protection de l’eau

lundi 27 novembre 2017
par  Bénédicte ARIES
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Même si 90% des produits phytosanitaire sont utilisés par les agriculteurs, les pratiques de jardinage et d’entretien des espaces publics participent à la pollution des eaux. En 2014 les produits phytosanitaires ont été détectés dans 99% de l’eau des rivières et près de la moitié des eaux souterraines françaises. Et la qualité des eaux de l’Oise ne s’améliore plus depuis quelques années.

Pont-Oise qui engage les locataires de ses jardins ouvriers à ne plus utiliser de produits phytosanitaires oublie encore de sensibiliser activement les autres jardiniers.

Un vrai problème environnemental

Vider les fonds de pulvérisateur et de bidon d’herbicide, d’insecticide, d’anti-limaces, d’anti-mildiou ou même de bouillie bordelaise dans le caniveau ou l’évier c’est polluer à terme l’eau de l’Oise. En effet, par simple ruissellement des eaux de pluie sur la chaussée, ou via l’usine d’’assainissement des eaux usées à Neuville, (qui ne vient pas à bout de tous les polluants de synthèse) le parcours de l’eau finit toujours dans l’Oise.

Merci à la Fédération Rhone-Alpes de protection de la nature (Frapna) de mettre à disposition sur son site plusieurs documents d’information téléchargeables. Il est ainsi possible de s’informer plus avant sur le site dédié par cette fédération à l’objectif zeropesticide

Une information accessible

Une plaquette bien illustrée titrée : "Pesticides, une atteinte grave à la santé et à l’environnement". présente les pesticides et leurs inconvénients. Vous pouvez la télécharger ici.

Chacun utilise plus de pesticide qu’il ne n’imagine, car ils ne sont pas qu’au jardin (page5) . Ils ont un effet négatif sous estimé sur la santé de l’homme (page 8) , comme sur l’ensemble des animaux et des végétaux (page10) .

Comment jardiner sans pesticides ?

Comme d’autres Franciliens, les Pontoisiens sont de plus en plus nombreux à jardiner sans pesticide et souvent heureux de faire partager leur "coup de main" et les nouvelles habitudes. C’est le cas des parcelles des jardins familiaux municipaux et du jardin partagé de Marcouville. Le mouvement des Incroyables comestibles, présent sur quelques rues de Pontoise, est aussi une bonne école informelle même pour un micro jardin de balcon. Ses membres animent même un potager pédagogique les week-ends sur Cergy avec le street cultivacteur Davenel..

La Frapna propose une deuxième brochure thématique téléchargeable : "Les alliés du jardinier"..

Et si notre commune n’empoisonnait plus l’eau ?

Ces documents de la Frapna ont été réalisés dans le cadre d’une charte régionale en Rhône-Alpes « Objectif zéro pesticide dans nos villes et villages » qui offre un programme d’accompagnement des communes souhaitant réduire progressivement les pesticides pour l’entretien de la voirie et des espaces verts municipaux. Son objectif est "d’atteindre à terme la suppression totale de ces substances actives" mais dangereuses. Pour une ville, cela nécessite toujours une décision politique et un soutien public de l’équipe municipale à la démarche zérophyto.

Ne désespérons par que cela devienne un jour un objectif de la municipalité de Pontoise pour tous ses espaces publics, y compris le cimetière. Elle pourra alors s’appuyer sur ses voisines de l’agglomération comme Courdimanche et Vauréal et sur une plaquette Frapna qui décrit les moyens d’entretenir des espaces publics sans pesticides intitulée "Quelle alternative aux pesticides",


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